Ouadih Dada : “ Je suis toujours surpris de l’impact de ce métier que j’exerce avant tout  par amour ”

by La Rédaction

Journaliste, Écrivain franco-marocain et présentateur du Journal de 20 heures en langue française sur la deuxième chaîne de télévision nationale marocaine 2M, Ouadih Dada est devenu un visage médiatique important. A tout juste 40 ans, le passionné des médias et des mots se révèle et se renouvelle. Coulisses d’un métier aussi passionnant que prenant avec le PPDA Marocain.     

A quel moment la passion pour les infos et l’animation TV, est arrivée ?

C’est une histoire qui remonte à l’enfance. Lorsque j’avais 7 ans ou 8 ans je prenais plaisir à regarder le JT aux côtés de mon défunt père. La passion est née ainsi, à travers l’envie également de rendre fier mon papa. Plus je prenais de l’âge, plus je découvrais l’étendue de ce métier et plus je l’aimais. 

Comment devient-on le visage du PAF?

Ce serait prétentieux de considérer que je suis le visage du paysage audiovisuel marocain. J’en suis modestement l’un des nombreux représentants. Mais ce qui est gratifiant c’est avant tout les réactions bienveillantes de toutes celles et ceux qui me reconnaissant ici ou là. Même 15 ans après mes débuts à 2M je suis toujours surpris de l’impact de ce métier que j’exerce avant tout par amour.

Quelle est votre routine ? Journée type ?

Ce qui m’a attiré dans ce métier c’est justement l’absence de routine. L’actualité est une matière vivante qui évolue chaque jour pour ne pas dire chaque heure. Ceci dit, les journées de travail sont organisées de manière méthodique : lecture de la presse, recherche d’informations, de contacts, coordination avec les reporters, la conférence de rédaction, préparation du l’édition d’informations en tant que telle. 

Quelles sont les difficultés du direct ?

La principale contrainte c’est que l’on n’a pas le droit à l’erreur ; cela induit une énorme préparation et beaucoup de concentration. Il faut au moins cela pour être ne mesure ensuite de maitriser les différents intervenants que l’on peut avoir à nos côtés ainsi que les incidents qui peuvent survenir pendant le live.

Le nouveau format est plus interactif, plus moderne, on respire. Comment a-t- il été pensé ? 

Pour ce qui est d’InfoSoir Weekend, nous sommes partis du constat que le vendredi, samedi et dimanche, étaient relativement délaissés du point de vue de l’info. 

Nous avons donc décidé d’investir cet espace en misant sur une approche didactique de l’information, à travers une plus grande interaction avec les commentateurs, les témoins, les experts et le public. C’était l’occasion aussi de faire beaucoup plus de place à la jeunesse et à la culture. Nous avons instauré des rendez-vous réguliers en donnant la parole à des start-upers, des écrivains, des peintres, des comédiens ou des chanteurs. 

Quelles sont les qualités qu’un présentateur de journal télévisé doit avoir ?

D’abord, comme pour tout métier, et encore plus pour celui-ci, il faut être passionné. Ensuite, à mes yeux les deux principales qualités requises c’est d’avoir en permanence pour préoccupation l’intérêt du public. Il faut toujours veiller à la qualité de ce qu’on lui transmet comme infirmation et à la manière dont cela est fait ; de façon à ce qu’il assimile correctement tout ce qu’on lui dit.

A -t’on le temps pour autre chose, d’autres passions ?

Je suis intiment convaincu que le temps est relatif. De ce fait, je parviens toujours à trouver du temps pour faire les choses que j’aime ou que je dois réaliser. En l’occurrence, je dégage des créneaux pour l’écriture, le sport, ma famille et mon plan de carrière. 

Aviez-vous d’autres rêves de carrière ?

Je rêve de pouvoir poursuivre dans l’univers de la télé à un niveau plus élevé de responsabilités afin de mettre à profit mes compétences de manager et de formateur au service du plus grand nombre, en plus de ce que je fais déjà aujourd’hui.

Qui ont été vos modèles et pourquoi ?

Mon premier modèle dans le métier fut PPDA. C’est en le regardant que j’ai attrapé le virus du journalisme. Je peux dire aussi que mon père a été également l’un de mes modèles puisqu’il m’a transmis, sans que je ne m’en aperçoive au début, l’amour du métier et le plaisir du travail bien fait.

Quelles sont les options, pour les jeunes marocains aujourd’hui, pour suivre le même chemin que vous?

J’aime dire aux jeunes qui me consultent sur leur avenir que: « Rien n’est impossible et l’impossible n’est rien ». C’est en partant de ce principe que j’ai pu réaliser mon rêve, et au regard de mon parcours je peux dire sans exagérer que si j’y suis arrivé tout le monde peut y arriver. Partant de là, il suffit aux jeunes de choisir une formation adéquate, de persévérer, d’y croire et de ne jamais laisser personne les décourager.

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