BMW Série 3 : référence préservée

by La Rédaction

Ayant amorcé sa commercialisation en fin mars dernier, la nouvelle BMW Série 3 fait partie de ces familiales haut de gamme qui suscitent encore et toujours l’intérêt d’une certaine clientèle, faite de particuliers, de professionnels en entreprises ou de loueurs. Comme il fallait s’y attendre, technicité, confort et sportivité demeurent les maîtres-mots de cette 7ème génération. 

Le segment des SUV compact premium peut-il avoir raison de la nouvelle BMW Série 3, voire du segment des familiales dans sa totalité ? Autrement dit, pourquoi opter pour une Série 3 (ou un autre modèle d’une autre marque) alors que dans la gamme du constructeur allemand, rien que les X1, X2 ou X3 sont des choix potentiels tentants à tarifs quasi équivalents. Certains puristes préfèrent l’assise basse d’une familiale à celle légèrement surélevée d’un SUV, étant entendu que les sensations routières et la notion de sportivité seront beaucoup plus palpables sur une Série 3 que sur ses cousins typés SUV. En la matière, le staff d’ingénierie du constructeur allemand n’a pas lésiné sur les moyens, ce qui devrait plaire justement aux puristes précités, et plus largement à celles et ceux qui résistent encore et toujours à l’envahisseur SUV. Revenons à cette nouvelle Série 3 qui met principalement l’accent sur les technologies innovantes et sur le dynamisme de conduite.

Priorité au dynamisme

Pour intensifier le plaisir de conduire et les sensations sportives, des choix techniques ont été pris : centre de gravité abaissé, poids en baisse (-55 kg sur la balance) grâce à l’emploi de matériaux légers, caisse rigidifiée, voies élargies, amortissement revu… un cocktail tonique qui en dit long sur les prestations routières de l’engin. Encore faut-il y ajouter le 2,0 litres suralimenté de 190 chevaux, dont la réputation n’est plus à faire et qui se voit épaulé par une boîte de vitesses automatique à 8 rapports et à double embrayage. Justement, celle-ci est conçue pour privilégier les bas régimes, ce qui a clairement une incidence sur la consommation (bien mieux maîtrisée). Que dire du couple de 400 Nm disponible dès 1 750 tr/mn qui offre à l’engin une puissance immédiate sous le pied droit et sans retard à l’accélération. De quoi disposer en toutes circonstances de bonnes reprises surtout en cas de dépassement, comme nous avons pu le constater lors d’une première prise en main de notre 320d aux alentours de Casablanca. Et pour peu que l’on opte pour le mode Sport, la direction se montre moins assistée et plus consistante à notre goût, ce qui nous permet d’avoir une conduite à la fois précise et rassurante sur routes sinueuses. On se fait vraiment plaisir ! Seul bémol de ce tableau presque idyllique, l’amortissement nous a semblé un peu ferme, même en mode confort. Mais on ne peut pas tout avoir !

Équipements high-tech

Inutile de s’éterniser sur la silhouette de l’engin dont le remodelage est beaucoup plus en phase avec les derniers canons esthétiques de la firme à l’hélice. L’ensemble a le mérite de jouer encore un peu plus la carte de la sportivité, et ça, on aime ! L’intérêt se porte plus à l’intérieur où la cellule habitacle a encore grappillé quelques précieux centimètres, 8 au total. De quoi aménager au mieux l’espace et surtout de prioriser les passagers aux places arrière mieux installés qu’auparavant. Pas de surprises fâcheuses ; bien au contraire, l’agencement intérieur typiquement dans le style de la marque se caractérise par le soin apporté à la qualité des matériaux et à leur assemblage, le confort en prime ! L’autre intérêt, c’est principalement le rapport prix/équipements. Que faut-il en retenir ? Dès l’entrée de gamme (Lounge), la 320d se montre plutôt bien lotie. C’est le cas en matière de sécurité : 8 Airbags, aide au démarrage en côte, sélecteur de mode de conduite, détection de fatigue, voire le Park Assist, extrêmement pratique pour les manœuvres de stationnement. Outre la climatisation automatique bizone et un système audio d’excellente facture, la connectivité via l’écran tactile, les différents ports (USB, SD) et le bluetooth qui y sont associés, apportent un supplément d’aisance à bord.

A notre avis

Incontestablement, la BMW Série 3 reste une valeur sûre dans sa catégorie et cette nouvelle mouture ne déroge pas à la règle. Conceptuellement, elle place la barre haut, notamment sur le plan technique et technologique et les sensations routières s’en ressentent. Les équipements de confort et de sécurité se montrent avenants dès l’entrée de gamme. Encore faut-il, sur ce plan, monter dans le catalogue d’options pour gagner en confort, voire en sportivité, ce qui fait très vite grimper la facture. Le diesel, surtout le 2,0 litres de 190 chevaux, constitue le juste milieu pour qui veut concilier polyvalence de conduite au quotidien et sensations sportives sur la route. Une grande routière qui ravira les professionnels qui abattent plus de 100 000 km en moins de deux ans.  

 

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