Khalid Mhammedi, les marocains vivent mal leur sexualité

by Abdelhak Najib

Les Marocains entretiennent un rapport très ambigu avec le sexe et le différencient de facto en deux catégorie : le sexe pour les hommes et le sexe pour les femmes, et pour ne pas faciliter la compréhension du sujet mettent une chronologie pour ces deux types de sexe : le sexe avant mariage, le sexe durant le mariage et le sexe après mariage. Au fait, dans un bouillon de religion, de traditions, d’ouverture sur l’occident, d’apprentissage des copains et des copines, de non disponibilité de formation à l’école, de youporn et autre redtube ainsi que de quasi inexistence de dialogue avec les parents ; le Marocain et la Marocaine pataugent pour toucher, atteindre, tester et se délecter de sexe.Dans ce domaine comme tant d’autres, la perception, la délectation et l’expression des hommes et des femmes sont complètement différentes, bien que les apparences peuvent être trompeuses des fois. Selon un sondage réalisé par DS Marketingy, 55% des femmes considèrent que le sexe est important dans un couple contre 82% des hommes, mais les mêmes sondés considèrent à part égale 16%, que les film érotiques augmentent considérablement le désir, la forme a beau être un fond qui remonte à la surface, ça ne remonte pas suffisamment pour les femmes au Maroc. Passons le chapitre découverte du corps, découverte de l’autre, première approche et atterrissons directement dans le lit de nos chers compatriotes : Nos femmes aiment la finesses, nos hommes privilégient la performance, ils veulent que ça dure ( 30 à 60 minutes ), ils veulent que ca soit dur ( 42% des Marocains avouent avoir consommé du viagra ou assimilé ). Les Marocains vivent mal leur sexualité et même très mal, en témoignent les affaires de viols, d’harcèlement, de chantage au sexe, d’attouchements, de violences étalées tous les jours sur les pages de notre presse locale, ainsi que la déferlante de photos et films de scènes intimes volés ou partagés sur les réseaux sociaux. Ils refoulent des sentiments de frustrations sexuelles qui se reflètent au quotidien à travers un jargon qui fait la part belle aux organes des mères et autres grands mères, à travers des records mondiaux de visionnage de sites olé olé, ainsi que compléments pharmaceutiques.Le sexe, nous y pensons de façon quasi permanente, nous n’en parlons que lors de soirée entre copains du même sexe et encore, on ne désigne pas l’autre partenaire si c’est son épouse ( quand c’est entre mecs) ou alors ou on ne cite que son époux (quand c’est entre femmes), Nous gagnerons peut être plus à en parler entre partenaires.

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