yes, we can!

by Abdelhak Najib

“ Le monde et nos régions, en particulier, font face à des défis environnementaux sans précédent. Il s’agit non seulement de défis climatiques, mais aussi et surtout de défis en matière de développement. Or, l’Afrique a son mot à dire dans ce débat mondial. Elle ne devrait donc ni se taire, ni se laisser faire, encore moins se réduire à choisir entre développement et écologie. C’est cette vision que le Maroc a choisi d’ériger en doctrine, en accueillant la 22ème réunion des Etats Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP 22)  ”
Message de SM Mohammed VI adressé aux participants du Forum Crans Montana. Dakhla. Mars 2016“

Cela a été la formule adoptée depuis que la terre est terre. Après nous, le déluge. Pire, depuis l’ère industrielle et l’avènement du tout technologique, seul le profit dirige le monde. On pille les ressources du globe, on détruit des forêts, on extermine la faune, on a rasé de la surface de la terre plus de la moitié des mammifères, on a pollué grandement les océans et les mers, on a troué la couche d’ozone et ce n’est pas fini. Sécheresse, inondations, ouragans, typhons, catastrophes naturelles en chaîne, tous provoqués en partie par les dérèglements climatiques. Et qui est derrière tout ceci ? L’Homme. Ce dernier oublie qu’il n’est qu’un maillon d’une chaîne qui le dépasse et peut le broyer à n’importe quel moment. Il se croit invulnérable. Il pense être intouchable, comme si ce qui frappe la planète n’aura aucune incidence sur lui, sur son mode de vie, et son avenir, qui ne s’annonce pas du tout agréable.
En l’espace de deux siècles, la planète a été transfigurée. Et en l’espace des cinq dernières décennies, le monde a pris un virage qui fait peur. Le rythme des destructions s’est accéléré de manière accrue, plus de morts, plus de cataclysmes naturels et la communauté scientifique a déjà sonné l’alarme sans que rien de concret ne soit fait pour freiner l’hécatombe. Car, c’est de cela qu’il s’agit, une fin du monde annoncée qui prendra le temps qu’elle prendra, mais finira par faire des humains un point noir dans la longue histoire de l’humanité.
Est-ce qu’il est trop tard pour agir ? Oui et non. Oui, parce que l’ampleur des dégâts est incommensurable, il faut le dire. Non, parce que beaucoup d’autres choses peuvent encore être sauvées. On ne reverra plus tant de races animales disparues à jamais, on ne retrouvera pas de sitôt des forêts magnifiques qui ont servi de poumons à tous les écosystèmes de la planète, mais on peut faire des réglages, protéger ce que nous avons encore et qui fait que la terre ressemble encore à la terre.
Au Maroc, la prise de conscience n’est pas tout à fait au point. L’écologie reste la dernière roue du carrosse, il faut le dire. Et un grand rendez-vous comme la COP 22 est là pour nous tirer les oreilles, nous faire voir en face les dangers que nous courons, les crimes que nous avons commis et ce qui peut, au quotidien être fait pour apporter son grain de sel à une planète aux abois.

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