Maroc. Fiat souffle ses 65 bougies

by David Jérémie

Fiat a marqué l’histoire de l’automobile dans le Royaume depuis 1958, aussi bien grâce à la commercialisation d’une belle brochette de modèles importés, qu’à la production locale de plusieurs véhicules à succès. Retour sur cette épopée de la marque italienne en terre marocaine.

Acronyme de «Fabbrica Italiana Automobili Torino», Fiat a été fondé en juillet 1899 par Giovanni Agnelli, un ancien officier de cavalerie italienne. Il s’était associé à l’époque à des chefs d’entreprise et autres investisseurs turinois, l’objectif étant de créer une plateforme industrielle automobile capable de démocratiser la mobilité en Italie. L’entreprise surfa assez rapidement sur la vague du succès, grâce à la production de modèles populaires, mais aussi de véhicules utilitaires légers et lourds en tout genre.

De quoi permettre à la marque de tisser assez rapidement sa toile, tant sur le plan commercial qu’industriel, dans bien des marchés porteurs du globe, dont le Maroc, et ce, dès la fin des années 50. Ainsi, un accord entre le gouvernement marocain de l’époque avait été signé dès 1959 avec Fiat et Simca pour créer une société industrielle à économie mixte. C’est ainsi que naquit la Société Marocaine de Construction Automobile, autrement dit  la Somaca. L’objectif initial de cette plateforme industrielle consistait à assembler les carrosseries et les parties mécaniques des véhicules badgés Fiat et Simca.

S’agissant de Fiat, plusieurs modèles ont été assemblés sur les chaînes de montage de l’usine de Casablanca au rang desquels les 600, 1500 et 2300. Ajoutez-y les Fiat 124, 125 et 128, sans oublier la fameuse Fiat 127, voire la Croma. Autre modèle tout aussi emblématique du constructeur italien, la Uno apparue en 1983 avait la lourde tâche de succéder à la 127. Dès son lancement, elle fut disponible en deux déclinaisons de carrosserie (trois et cinq-portes). Un engin très apprécié par la clientèle pour sa polyvalence d’utilisation et sa grille tarifaire très abordable.

Justement en juin 1995, un nouvel accord de coopération étalé sur 8 ans a été scellé entre l’État marocain et le constructeur automobile italien, l’objectif étant de produire des voitures à vocation économique. Première à ouvrir le bal, la Uno fut assemblée sur les chaines de montage de la Somaca, suivie en 1998 des Palio et Siena. Une épopée industrielle qui s’acheva fin 2003 pour Fiat dans le Royaume. Du coup, la filiale commerciale marocaine du constructeur italien réajusta sa feuille de route, capitalisant par la suite sur les modèles Uno, Palio et Siena restylés, mais importés, en attendant de voir débarquer quelques années plus tard dans ses showrooms des modèles à fort volume, comme la nouvelle Fiat 500, voire le Fiat Doblo. Faut-il souligner que la 500 demeure à ce jour le best-seller de Fiat. Cette petite citadine s’est vue déclinée au fil du temps en plusieurs versions (cabriolet, ludospace, SUV…).

Désormais, Fiat, qui fait partie des 14 marques du Groupe Stellantis, poursuit sereinement, mais sûrement son incursion commerciale dans le Royaume, capitalisant sur des véhicules de dernière technologie et sur un service après-vente toujours à l’écoute de la clientèle. «Nous sommes ravis de célébrer cette année les 65 ans de présence de Fiat au Maroc. Nous sommes reconnaissants envers nos clients marocains pour leur confiance en la marque Fiat depuis toutes ces décennies», a déclaré Yves Peyrot Des Gachons. Et le Directeur de Stellantis au Maroc d’ajouter : «cette année anniversaire de la marque italienne sera ponctuée de plusieurs offres spéciales sur les différents modèles proposés. De quoi nourrir davantage cette relation de confiance que nous avons établie avec nos clients au Maroc».

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