Affaire Floyd : George Clooney s’insurge !

by La Rédaction

Choqué comme beaucoup ont pu l’être par l’affaire George Floyd, George Clooney a publié une tribune dans les colonnes du Daily Beast, un site électronique américain d’information, le 1er juin courant. L’acteur de 59 ans met en relief à travers son papier le besoin d’un changement «systémique» au sein des États-Unis. Par ailleurs, il qualifie le racisme envers les noirs de véritable «pandémie».

   

Depuis la mort George Floyd, les États-Unis se sont embrasés et de multiples célébrités se sont exprimées sur les violences policières perpétrées à l’encontre de personnes de couleur. Parmi elles, George Clooney a depuis publié une tribune libre dans les colonnes du Daily Beast intitulée : «Alors, que faire maintenant ?», s’interroge l’acteur en préambule. Avant de relater les multiples affaires de violences policières à l’encontre des Noirs-Américains qui ont ponctuellement agrémenté l’actualité américaine durant ces 50 dernières années.

«Sommes-nous en 1992 ? Venons-nous d’entendre un jury nous dire que les policiers blancs que nous avons vus une centaine de fois en vidéo, frappant Rodney King, n’étaient pas coupables de leur crime évident ? Est-ce 2014, quand Éric Garner a été exécuté pour avoir vendu des cigarettes, par un agent de police blanc qui l’a étranglé ?», précise-t-il.

Et il poursuit : «nous l’avons regardé rendre son dernier souffle aux mains de quatre officiers de police. Maintenant, nous assistons à une nouvelle réaction de défiance envers le traitement cruel et systémique infligé à une partie de nos concitoyens, comme nous en avons observé en 1968, 1992 et 2014. Nous ne savons pas quand ces manifestations se calmeront. Nous espérons et prions pour que personne d’autre ne soit tué».

En outre, l’acteur s’est montré plutôt pessimiste quant à la perspective d’un changement des mentalités. «Mais nous savons aussi que très peu de choses changeront», a-t-il ajouté. «Le fait que nous n’achetons plus ni ne vendons d’autres êtres humains n’est pas un badge d’honneur» poursuit-il. Nous avons besoin d’un changement systémique au sein de nos forces de l’ordre et de notre système de justice pénale. Nous avons besoin de dirigeants et de politiciens qui reflètent une équité fondamentale à tous leurs citoyens. Pas de leaders qui attisent la haine et la violence, écrit-il !

Une référence à Donald Trump, dont le fameux tweet menaçant «Quand les pillages commencent, les tirs commencent», a été perçu comme une incitation à la violence contre les manifestants. Clooney qui a également comparé le racisme à l’égard des noirs à une «pandémie», en référence à l’épidémie de coronavirus qui frappe actuellement la planète.

Et il écrit : «cette pandémie nous infecte tous, et en 400 ans nous n’avons toujours pas trouvé de vaccin. Il semble que l’on ait même arrêté d’en chercher un et que nous essayons de soigner la blessure individuellement. Et il est clair que nous n’y sommes pas très bien parvenus». Et George Clooney de préciser qu’il y a une solution à ce mal : «alors cette semaine, comme nous nous demandons ce qu’il faudra faire pour résoudre ces problèmes en apparence insurmontables, souvenez-vous simplement que si nous les avons créés, nous pouvons les résoudre. Et il n’y a qu’un moyen pour ce pays de mettre en place un changement durable : voter». À bon entendeur…

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