Concert Symphonyat à l’hippodrome Casa Anfa : Nuit magique !

by Mohamed Ameskane

Cette nuit du 5 septembre 2019 sera indéniablement gravée dans les mémoires. C’est dans le cadre agréable de l’hippodrome de Casablanca-Anfa, monument mémorial édifié en 1912, qu’un public haut en couleurs à  assisté au premier concert de l’orchestre philharmonique Symphonyat. La soirée était magique, le projet aussi. L’aventure remonte à 2016. En mélomane, Karim Taissir, président-fondateur de l’association Avempace, Ibn Baja, entourés par une équipe d’amis bénévoles, fait appel au grand chef d’orchestre Tom Cohen. Ensemble ils  créent un orchestre qui réuni  une quarantaine de musiciens de pays et cultures diverses. Tom Cohen, qui a grandit dans l’ambiance sépharade  des juifs originaux du Maroc à Beer Sheva, s’est imprégné dès sa tendre enfance des chants, rythmes et sons du pays du soleil couchant. « …Considéré comme ayant une capacité unique avec laquelle il transmet la musique des pays nord-africains et arabes à des musiciens de formation classique », il revisite avec grâce des morceaux eternels pour les adapter aux gouts et aux oreilles d’aujourd’hui. Ce fut le cas au cours de cette soirée illuminée par la virtuosité de musiciens à l’instar du pianiste Omri Mor ou du batteur karim Ziad. Une soirée rehaussée des voix de Sanaa Marahati, Nabila Maan, Mohamed Lasri et Neta Elkayam. L’ensemble nous convia à un voyage dans les mille et une facettes du foisonnant répertoire national. Alternant morceaux instrumentaux (Morocco jazz, morceau d’inspiration amazigh avec le rebab de Mestpaha Amal) et chants, le bal fut  ouvert  par « farhat ouarzazate » (joie d’Ourzazate) de Jilali Belmehdi. les morceaux s’enchaînaient passant du malhoun (Ghzal fatma) à l’andalou ( chems laachi),   du chaabi (laar ya laar) aux refrains modernes (aalach ya ghzali)… Après la prestation énergique de Neta Elkayam, reprenant Zohra Elfassia et l’incontournable « Hak a mama », la fête est clôturée par la fameuse « dar Baida » d’Albert Souissa.  Ce qu’on peut retenir de ces moments inoubliables, au-delà de l’aspect musical et de sa qualité, c’est cette fraternité judéo musulmane qui se recrée. Au Maroc, Juifs et musulmans continuent de chanter et de danser ensemble. Et Fanny Mergui à raison de noter sur sa page Facebook, « Je vous le dis avec conviction et passion, c’est un concert qui pense (panse) les aberrations et les blessures d’une histoire qui a échappé à ses principaux protagonistes, les Marocains Musulmans et Juifs. »  Nous y reviendrons dans la prochaine édition   de Challenge.

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