La rencontre avant le week-end à Berkane

by La Rédaction

« Êtes-vous lève tôt ? Si oui, alors demain rendez-vous au bureau à 8 heures du matin et on verra comment on va organiser cette rencontre ».
On est mercredi 23 Novembre après midi, et Fouzi Lekjaa est au téléphone pour nous fixer rendez-vous après qu’on a souhaité le rencontrer pour un reportage assez inhabituel.
Cela fait maintenant une dizaine de jours que tout le Maroc a célébré la qualification en Coupe du Monde 2018.
Renard, Hajji et Lekjaa lui-même ont été sollicités de partout, multipliant les déclarations et les interviews. Sur le staff des Lions de l’Atlas, les compliments pleuvent de partout. Il n’est pas un quotidien, pas un magazine, pas une radio, pas une télé qui n’aient consacré pages, manchettes, titres à la «une», émissions ou talk shows à l’épopée des Lions de l’Atlas. On se demandait si le Président de la F.R.M.F allait pouvoir nous recevoir pour un long entretien autour de l’évènement.
Malgré un programme très chargé et des heures de travail de « dingues », Lekjaa, un homme pragmatique comprend que nous rencontrer à Berkane lui offrirait la meilleure opportunité pour une entrevue loin de toute obligation professionnelle.
On s’est largement trompé, car pour le fils prodige du terroir berkanais, il n’y a pas de week-end de repos lorsque celui-ci revient au bercail.
Quoiqu’il en soit, vendredi matin, notre petite troupe est sur le pied de guerre, avec Mohamed Zahzouhi, qui a choisi de nous accompagner (voir plus loin) alors que samedi matin on doit récupérer à l’aéroport d’Oujda le photographe Mustapha Errami; l’homme aux clichés magiques arrivera tout droit de Nice via Casablanca pour la circonstance. Ni lui, ni Zahzouhi n’ont jamais eu l’occasion de rencontrer Lekjaa. La perspective de venir travailler autour de cet homme devenu immensément célèbre les motive à dépasser toutes les fatigues et difficultés. Et quid justement de Fouzi Lekjaa ?
Il prendra lui aussi la route de Berkane vendredi, mais beaucoup plus tard que nous. En fait, il ne quittera Rabat que le soir, devant sacrifier aux réunions des commissions parlementaires. Il arrivera à Berkane tard dans la nuit, alors que nous, partis le matin on se repose à l’hôtel Ibis d’Oujda.
Les rendez-vous sont pris pour samedi matin, du moins c’est ce qui a été convenu lors de la rencontre au ministère des Finances dans le bureau de Lekjaa.
Celui qui nous avait demandé d’être matinal, a été à l’heure. Ce matin, comme pratiquement tous les jours, il entre au ministère aux premières heures de la matinée. Rasé de frais, il pénètre dans les couloirs magnifiques de la bâtisse après un regard sur les jardins alentours. Le site des ministères est un véritable régal pour les yeux, l’architecture, la proportion des constructions, le marbre, la mosaïque, la boiserie, tout a été conçu pour que l’ensemble soit harmonieusement esthétique. Mais où sont les urbanistes et les architectes d’antan qui ont laissé en héritage des bâtiments pleins de lumière et où il fait bon travailler ?
Lekjaa se sent ici comme un poisson dans l’eau, son bureau est élégant, fonctionnel sans être ostentatoire. Le bureau est bien rangé, signe d’un homme organisé, ses fenêtres donnent sur le jardin, il apprécie mais n’a pas le temps de contempler et de s’attarder sur la beauté des lieux. Un Directeur du budget qui a quitté, la veille, très tard le Parlement et qui doit à 8 heures du matin, recevoir un journaliste sportif venu lui parler de foot, cela peut paraître bizarre, mais Fouzi Lekjaa joue le jeu, et s’il est agacé, il ne laissera rien paraître. A cette heure ci, le ministère est presque vide, hormis les femmes de ménage et les hommes de la sécurité. Il nous prépare, lui-même un café (sans sucre) et il s’inquiète de nos intentions. Il confirme que cela lui fera plaisir que l’on se voit à Berkane et puis on parle d’autre chose. Il n’est pas neuf heures quand on se quitte avec promesse de nous revoir, tranquillement, dans l’Oriental et on se sépare. Dans le bureau de sa secrétaire, un homme attend, il a rendez-vous, lui aussi, avec Lekjaa et lui aussi va parler de foot. Et foot de très haut niveau car il s’agit de Hicham Lamrani, l’ex-secrétaire général de la C.A.F et qui va officier dorénavant comme conseiller de la F.R.M.F, et l’un de ses premiers gros dossiers sera, nous dit-on, la Coupe du Monde 2026 pour laquelle notre pays est candidat.
Pour l’instant, on en est encore pour les retrouvailles à Berkane où tout ne sera pas aussi simple que prévu.

googletag.defineSlot('/32994918/36', [[300, 250], [640, 360], [300, 600]], 'div-gpt-ad- 1711625054005-0').addService(googletag.pubads());

googletag.pubads().enableSingleRequest(); googletag.enableServices(); });

 

Berkane, terre des hommes

On a fait le voyage Rabat/Berkane avec Mohamed Zahzouhi, outre qu’il est un formidable compagnon de voyage qui s’est dévoué pour être avec nous de cette rencontre avec Lekjaa à Berkane, il a dévoilé un aspect que l’on ne connaissait pas de sa personnalité.
On le savait sportif, mais l’ex patron du basket national et consultant de ARRYADIYA est un homme qui connait parfaitement l’Oriental.
Quelques kilomètres après Taza, Mohamed Zahzouhi nous révèle son origine paternelle qui est de Kasbat M’soun en plein cœur de Guercif et sur la route de Saïdia, Zahzouhi eut un peu la larme à l’œil en passant devant la ferme de Haj Ben Ameur où gamin, il passait les vacances d’été.
Berkane, Terre des Hommes, Terre des Beni Z’nassen, Terre des familles Lahbil-Bekkaï (d’où est d’ailleurs issue la mère de Fouzi Lekjaa), Bensalah, Guerrouj, Lekjaa…
Lekjaa n’hésite pas à dire : « si vous voulez comprendre ce que je suis, apprenez que je suis imprégné de la culture de Tafoughalt ». Les initiés comprendront et apprécieront quand on sait les valeurs d’éducation et de patriotisme que cette terre exceptionnelle a engendrées.

Vous aimerez aussi