Le billard marocain tient son deuxième sacre mondial. À Marrakech, la sélection nationale a remporté le titre mondial par équipes du Eightball Pool 2026 en dominant l’Irlande du Nord 11 à 9 en finale, samedi 26 septembre. Une victoire acquise à domicile, au terme d’une confrontation serrée, qui ramène le Maroc sur la plus haute marche mondiale douze ans après son premier titre.
Le parcours marocain prend encore davantage de relief à la lecture des tours décisifs. Après une phase de compétition où elle a affronté plusieurs nations reconnues de la discipline, l’équipe a éliminé l’Irlande 11-4 en quart de finale, puis le Pays de Galles 11-7 en demi-finale. Face à l’Irlande du Nord, les Marocains ont finalement fait la différence dans les dernières parties d’une finale disputée jusqu’au bout. La sélection, dirigée par Yasser El Amrani, comptait notamment Oussama El Meskini, Abderrahim Bendouro, Abderrahmane Cherfi, Houssam El Amrani, Rafik Hermouch, Anas Khoudmi, Badr Laafani, Imad Lahsini, Souleimane Ozaouit et Amer Riad.
Ce titre intervient dans une compétition d’une ampleur rarement associée médiatiquement au billard au Maroc. Organisés à Marrakech du 17 au 27 septembre, sous l’égide de l’Ultimate Pool Association et de l’International Eightball Pool Federation, les Championnats d’Afrique et du monde ont rassemblé près de 300 joueurs représentant environ 18 pays. Vingt-quatre catégories figuraient au programme, entre compétitions par équipes, individuelles, doubles et Masters. Le Maroc y a d’ailleurs réalisé un doublé en décrochant également le titre africain par équipes.
Le sacre de Marrakech renoue surtout un fil interrompu depuis 2014. Un point mérite toutefois d’être précisé : certaines publications marocaines situent ce premier titre à Malte, tandis que des sources spécialisées et des recherches contemporaines citées par Morocco World News le situent à Blackpool, en Angleterre. Plutôt que de trancher artificiellement cette divergence, une certitude demeure : douze années séparent les deux couronnes mondiales marocaines.
Au-delà du trophée, cette victoire offre une exposition inhabituelle à une discipline bien moins médiatisée au Maroc que le football ou l’athlétisme. Et la symbolique est forte : c’est devant son public, à Marrakech, que le Maroc a retrouvé un titre mondial attendu depuis douze ans.