Lancement du premier EP de Zineb Bennani Smires : «Roses are blue» ou l’art dans les gènes !

by La Rédaction

Zineb Bennani Smires est née en 1999 avec l’ouverture de la Villa des arts de Casablanca ! Sa maman, Tania Chorfy, fut responsable à la Fondation ONA. Curatrice et amie des artistes, elle écumait vernissages, cimaises, galeries et musées du monde. Zineb faisait partie de ses bagages ! Quant au papa, Taoufik Bennani Smires, alias TBS, il est chef d’entreprises, DG de 2M et surtout intellectuel et rat de bibliothèque.

Zineb grandit dans un foyer où les murs sont tapissés de livres, de CD et de toiles. Normal que ses passions soient innées et nées avec sa tendre enfance. A l’âge de 6 ans, elle gribouille, chante et danse. Dotée d’un don inné pour les mélodies, sa voix embaume les soirées familiales et scolaires. A 18 ans, elle décroche son bachot et s’envole pour Londres poursuivre un cursus musical (Bachelor of arts «Professional Musicinship in Vocals»).

C’est dans la capitale des brumes matinales qu’elle découvre la scène musicale british et se laisse bercer par  la néo soul (soul moderne), le rnb, la pop, et l’afrobeat. Une année après, elle s’installe à Paris, entame des études littéraires et philosophiques à la Sorbonne. Et c’est le temps de l’écriture dans un quartier Latin, juvénile et estudiantin, avec ses premiers textes dans la langue de Shakespeare ! Ces textes, macérés, muris, sont mis en musique après la rencontre du producteur Camil Kanouni en 2022.

Dans un entretien avec Jihane Bougrine, journaliste et compositeur-interprète, elle confie : «J’écoute beaucoup d’artistes anglais, et je suis très sensible à la musique qui mélange les styles comme la musique de Greentea Peng qui peut sonner soul, rock, reggae, rnb… Camil et moi avons donc expérimenté des choses et essayé d’apporter différentes touches pour créer quelque chose comme du urban pop soul». Et «Roses are blue» fut !

Une quintessence musicale

Le communiqué, annonçant la sortie de l’opus, évoque des «Inspirations Londoniennes. Amour & rêves. Une ligne de basse de style Gnawa. Percussions Orientales. Des paysages pleins d’espoir. Des déceptions paisibles. Des paroles pleines de poésie. Un ensemble marqué par un esprit Soul et une touche Orientale. » La dernière chanson de l’EP, It’s Time, évoque d’une manière parabolique le processus créatif de son écriture et de son évolution, ainsi que les thématiques qui la hantent.

Avec les autres morceaux dont Come Through et Roses Are Blue, on sombre dans l’univers de l’artiste, un monde puisé dans son vécu, ses passions, ses amours et ses déceptions. Je la cite : « pour écrire cet EP j’ai pioché dans de vieux textes qui étaient toujours d’actualité et réécrit des choses à la couleur du jour. Cet EP s’inspire donc de mes expériences passées et actuelles. Il parle principalement d’amour, d’espoirs, de déceptions, de dynamiques relationnelles, de rêves, d’ambitions, de musique, de peinture à travers le prisme de mes expériences et sur un ton onirique.

Le titre de l’EP qui signifie «les roses sont bleues» fait écho à l’amour au sens générique et à ce mélange de blues et d’espoir qui émane pour moi de la couleur bleue. Et la pochette renvoie à une mise à nu. » (Voir illustration). La messe est dite !

On peut discourir longuement sur la peinture, mais rien ne peut remplacer l’œil. Idem pour la musique, rien ne peut remplacer l’oreille.  Disponible sur les plateformes de streaming musical, «Roses are blue» est à écouter en boucle dans l’attente d’apprécier son morceau en arabe, générique d’une série qui sera diffusée  sur 2M, et la sortie  du clip de «Roses are blue», en tournage à Marrakech.

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