La plupart des Marocains n’avaient probablement jamais entendu son nom auparavant. Pourtant, ce week-end, Karim Sekkat a réussi là où des centaines de pilotes rêvent simplement de terminer : boucler les mythiques 24 Heures du Nürburgring, en Allemagne, l’une des courses d’endurance les plus difficiles au monde. Au volant d’une Porsche 718 Cayman GT4 RS Clubsport engagée par Breakell Racing, le pilote marocain a signé une performance qui commence à attirer l’attention bien au-delà des paddocks spécialisés.
Ce qui rend son parcours particulièrement fascinant, c’est qu’il ne ressemble en rien à celui des pilotes traditionnels élevés dans les circuits depuis l’enfance. Karim Sekkat découvre la compétition automobile à 46 ans seulement. Un départ tardif qui aurait pu rester une simple passion, mais qui s’est transformé en véritable aventure sportive. En quelques saisons, il accumule les podiums en Ginetta GT5 Championship, rejoint le Porsche Sprint Challenge Great Britain et devient aujourd’hui l’un des pilotes marocains les plus actifs sur la scène internationale.
Mais derrière le casque, le profil intrigue tout autant. Entrepreneur installé au Royaume-Uni, dirigeant d’Oxford Engineering, parachutiste licencié, passionné de kitesurf et finisher Ironman, Karim Sekkat cultive une image loin des clichés habituels du sport automobile. Même dans la course, il embarque une dimension plus personnelle et engagée en soutenant SOS Villages d’Enfants à travers ses compétitions.
À une époque où les carrières semblent souvent écrites d’avance, son histoire raconte exactement l’inverse : celle d’un homme qui décide tardivement de poursuivre un rêve et finit par se retrouver sur l’un des circuits les plus exigeants de la planète.