Expo «Terre d’Écritures»: Noureddine Daïfallah sublime la calligraphie

by La Rédaction

Du 10 mai au 9 juin 2024, la Khalid Fine Arts Gallery se pare des créations uniques de Noureddine Daïfallah avec l’exposition «Terre d’écritures». Une immersion dans l’univers où la tradition calligraphique se mêle à la modernité.

Dès l’entrée de la Khalid Fine Arts Gallery, une série de toiles saisissantes de Noureddine Daïfallah attire immédiatement l’œil. Un curieux amalgame entre des éclats d’orange et des traînées d’encre noire se fondent en une symphonie visuelle, qui semble suspendre le mouvement des œuvres. Comme si Daïfallah cherchait à faire plonger le spectateur dans une exploration sensorielle. Il parvient, en tout cas, à créer une tension palpable entre l’ordre et le chaos, transformant chaque toile en un voyage introspectif.

L’artiste mis à l’honneur par la dernière exposition de la Khalid Fine Arts Gallery à Marrakech, intitulée «Terre d’écritures», est particulièrement reconnu pour sa maîtrise de la calligraphie arabe (voir encadré). Ses œuvres ont captivé un public varié et passionné, faisant de cette exposition un événement culturel majeur à Marrakech.

L’exploration des matières et des formes«L’œuvre de Daïfallah témoigne d’une passion pour la calligraphie qui transcende les frontières culturelles. Si ses débuts sont marqués par une quête identitaire à travers la calligraphie arabe, son art s’ouvre progressivement à des influences extrême-orientales, marquant ainsi une démarche universaliste. La calligraphie n’est plus seulement un symbole linguistique ou identitaire, mais devient une forme purement plastique, dénuée de sa fonction textuelle pour se transformer en une structure graphique autonome», fait valoir Jalil El Gharib, Directeur général chez Khalid fine arts.

Dans cette exposition, Daïfallah continue de s’approprier et de transformer le texte, en utilisant des fragments d’écritures et des lettres démesurées qui dominent et redéfinissent l’espace de ses œuvres. Cette démarche, qui associe destruction et construction, rappelle l’approche des avant-gardes occidentales du début du siècle dernier, telles que les Fauvistes ou les Cubistes. «Daïfallah ne se contente pas de reproduire les techniques traditionnelles de la calligraphie, mais les réinvente pour créer un nouveau langage plastique, libre et moderne», précise Jalil El Gharib. Directeur général chez Khalid fine arts.

L’exposition a connu une forte affluence, ce qui témoigne une fois de plus de l’attrait croissant pour la scène artistique contemporaine marocaine. Depuis son ouverture le 10 mai 2024, elle attire un large public, composé d’amateurs d’art, de critiques et de collectionneurs. Les expositions précédentes ont également connu un succès similaire, consolidant la réputation de la Khalid Fine Arts Gallery comme un espace incontournable pour l’art contemporain. Niché au cœur de la vieille médina de Marrakech, cet espace d’art, par son engagement à promouvoir des artistes talentueux et à organiser des expositions captivantes, joue un rôle crucial dans le dynamisme artistique local.

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