De Monterrey à New York, le Maroc trace sa route

by La Rédaction

Le parcours potentiel du Maroc dessine déjà une véritable traversée du Mondial nord-américain. Les Lions de l’Atlas commenceraient leur phase à élimination directe à Monterrey, au Mexique, face aux Pays-Bas, dans un seizième de finale prévu au Estadio BBVA. En cas de qualification, direction Houston, aux États-Unis, pour un huitième de finale face au Canada, tombeur de l’Afrique du Sud. Puis, si l’aventure continue, le Maroc pourrait poursuivre sa route à Boston/Foxborough pour un quart de finale, avant un possible dernier carré à Dallas/Arlington et, pourquoi pas, une finale à New York/New Jersey. Rien que sur la carte, le voyage a déjà des airs d’épopée.

Ce chemin n’est pas celui d’un outsider qui découvre la lumière. Depuis la demi-finale historique au Qatar, le Maroc a changé de dimension. Les adversaires ne le regardent plus comme une belle surprise, mais comme une sélection capable de tenir tête aux grandes nations. Le premier rendez-vous, face aux Pays-Bas, aura donc tout d’un choc de prestige : une affiche lourde sportivement, mais aussi symbolique, entre deux footballs liés par l’histoire, les diasporas et les trajectoires de nombreux joueurs.

   

Si les Lions franchissent ce premier obstacle, le Canada les attendrait à Houston. Une rencontre différente dans le style, probablement plus physique, plus directe, face à une équipe qui a déjà montré qu’elle savait survivre aux matchs couperets. Pour le Maroc, ce serait un test de maturité : gérer la pression, éviter le piège et assumer son nouveau rang.

Le quart de finale, lui, pourrait installer les Lions dans une autre atmosphère encore. À Boston/Foxborough, le Maroc pourrait entrer dans la zone des très grands rendez-vous, avec, selon l’évolution du tableau, la possibilité de croiser une grosse nation européenne. L’Allemagne et la France figurent notamment dans cette partie du chemin potentiel, sans oublier des sélections capables de dérégler les pronostics comme le Paraguay ou la Suède. C’est souvent à ce stade qu’un Mondial bascule : les détails prennent le pouvoir, le banc devient décisif, les cadres doivent répondre présents et chaque arrêt de Bounou, chaque montée d’Hakimi, chaque inspiration de Brahim Diaz peut changer une histoire.

La suite aurait des allures de sommet : Dallas/Arlington pour rêver d’une nouvelle demi-finale, puis New York/New Jersey pour l’horizon ultime. Ce parcours potentiel raconte une chose simple : le Maroc n’est plus seulement invité à la fête. Il fait partie des équipes que l’on suit, que l’on craint et que l’on imagine capables d’écrire une nouvelle page. Après Qatar 2022, l’objectif n’est plus de prouver que l’exploit était possible. C’est de montrer qu’il peut se répéter, voire aller encore plus loin.

   

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