Il aura fallu attendre près de vingt ans après le premier iPhone pour voir Apple plier son téléphone en deux. Ce 9 septembre, la firme de Cupertino a dévoilé l’iPhone Duo, son tout premier smartphone pliable et incontestable vedette d’une rentrée particulièrement chargée. Un lancement également symbolique : quelques jours après avoir succédé à Tim Cook à la tête d’Apple, John Ternus incarne désormais une nouvelle époque pour la marque. Et pour ses débuts, le nouveau patron n’a pas choisi la discrétion.
Fermé, l’iPhone Duo propose un écran de 5,4 pouces et conserve des dimensions pensées pour une utilisation à une main. Ouvert, il déploie un écran de 7,6 pouces, le plus grand jamais installé sur un iPhone. Le format permet notamment d’utiliser deux applications côte à côte, de transformer l’appareil en support pour les appels vidéo ou encore d’afficher à la personne photographiée son propre cadrage sur l’écran extérieur. Apple réintroduit même Touch ID sur le bouton latéral et annonce la compatibilité avec l’Apple Pencil USB-C plus tard dans l’année. Sous le capot, la nouvelle puce A20 Pro doit assurer les performances et gérer les fonctions d’intelligence artificielle. L’iPhone Duo sera commercialisé à partir du 23 octobre, après des précommandes ouvertes le 16.
Le reste de la famille n’est pas pour autant relégué au second plan. Les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max gagnent eux aussi la puce A20 Pro, une meilleure gestion de la chaleur et surtout un nouvel appareil photo principal de 48 mégapixels à ouverture variable. L’utilisateur peut désormais intervenir davantage sur ses réglages, tandis que la Dynamic Island se fait plus petite et peut afficher jusqu’à trois activités en direct. Apple annonce jusqu’à 36 heures de lecture vidéo pour le 18 Pro et 45 heures pour le Pro Max dans leurs versions exclusivement eSIM. Leur arrivée en magasin est prévue le 18 septembre.
Même logique du côté des accessoires. Les AirPods 5 généralisent la réduction active du bruit sur le modèle ouvert, avec une efficacité annoncée jusqu’à 50 % supérieure à celle des AirPods 4 avec ANC, et accueillent la traduction en direct ainsi qu’un accès mains libres au nouveau Siri. Les Apple Watch Series 12 et Ultra 4, elles, regardent encore davantage du côté de la santé : mesures cardiaques plus fréquentes, suivi de la variabilité du rythme cardiaque et nouveau score de « readiness », destiné à indiquer si le corps semble prêt pour l’effort ou réclame davantage de récupération. L’Ultra 4 pousse l’autonomie du suivi d’activités en extérieur jusqu’à 45 heures.
Mais derrière les nouveaux objets, Apple joue surtout une autre carte : celle d’un écosystème qui veut devenir plus personnel. Siri AI doit pouvoir exploiter le contexte présent dans les messages, les e-mails, les photos ou ce qui apparaît à l’écran afin de répondre et d’agir de manière plus pertinente. Son déploiement commencera en anglais avec iOS 27, avant une prise en charge annoncée du français en octobre. Avec le Duo, Apple ne se contente donc pas d’adopter un format que Samsung, Google et d’autres explorent déjà depuis plusieurs années : elle tente de lui appliquer sa recette, en faisant travailler ensemble matériel, logiciels et intelligence artificielle. Reste désormais la vraie question, celle que seul le public tranchera : après avoir appris au monde à toucher son téléphone, Apple réussira-t-elle à lui donner envie de le déplier ?