Pendant neuf mois, il y a eu les répétitions, les hésitations, les corps qu’il fallait apprivoiser et cette question, intime, presque universelle : « Suis-je capable ? » Le 16 septembre, la réponse se donnera sur scène. À 20h30, au Studio des Arts Vivants de Casablanca, Nabda Foundation présentera Dance for All, l’aboutissement d’un projet où la danse devient moins une démonstration qu’une affirmation : chacun possède sa place, son mouvement et sa manière d’exister.
Ils seront 50 danseurs, avec et sans handicap, enfants, adolescents et adultes, à partager la scène après plusieurs mois de travail. Le spectacle raconte notamment le bouleversement d’une vie après un accident et la nécessité de reconstruire son regard sur soi, sur son corps et sur la différence. Pendant environ 1h30, la chorégraphie mêlera émotion, énergie et moments plus légers, avec la participation exceptionnelle de l’humoriste Lilia Benchabane. Un choix qui évite précisément de réduire la soirée à un discours sur le handicap : ici, il s’agit d’abord de spectacle, de mouvement et d’art.
Derrière Dance for All se trouve Nabda Foundation, une ONG marocaine née de l’évolution de SEPanouir et engagée dans l’inclusion des personnes en situation de handicap par trois grands leviers : le sport, l’art et l’emploi. Le projet est porté en partenariat avec la Fondation BMCI et TEMPS’DANSE. Cette aventure chorégraphique traduit ainsi une philosophie plus large : l’inclusion ne consiste pas simplement à inviter quelqu’un dans un espace déjà construit, mais à créer cet espace ensemble. Sur scène, danseurs valides et danseurs en situation de handicap ne sont donc pas placés dans deux catégories face au public. Ils composent un même spectacle.
Et c’est peut-être là que cette soirée casablancaise trouve sa véritable force. Dance for All ne cherche pas à faire oublier les différences, mais à montrer qu’elles n’empêchent ni la beauté d’un geste, ni la puissance d’une présence. Après neuf mois de répétitions, le rideau se lèvera sur bien davantage qu’un spectacle de fin de projet : sur des personnes qui ont appris à occuper pleinement la scène et à laisser leur corps raconter ce que les mots expriment parfois moins bien. Le mercredi 16 septembre à 20h30, au Studio des Arts Vivants, les billets sont proposés à 200 DH au balcon et 300 DH à l’orchestre.