À Fès, ville où chaque pierre raconte une histoire, la réouverture du Palais Jamaï s’annonce comme l’un des événements hôteliers les plus singuliers de 2026. Fermé depuis plus d’une décennie, cet ancien palace chargé d’histoire s’apprête à renaître après une longue phase de rénovation entamée en 2014, avec l’ambition de conjuguer héritage et standards contemporains.
À l’origine résidence d’un grand vizir de la dynastie alaouite au XIXe siècle, le lieu avait été transformé en hôtel dès 1930, avant de connaître plusieurs vies sous différentes enseignes. Sa restauration actuelle s’inscrit dans une logique de préservation, respectant l’architecture et l’identité du site, tout en adaptant ses infrastructures aux attentes d’une clientèle internationale exigeante. Un exercice d’équilibre particulièrement délicat dans une ville aussi patrimoniale que Fès.
L’établissement proposera 63 chambres et 31 suites, dont une suite royale, dans un cadre où l’authenticité reste centrale. L’offre sera complétée par trois restaurants et quatre bars, ainsi que des installations bien-être incluant notamment des hammams et deux piscines. Particularité notable : la restauration sera confiée au chef Alain Ducasse, apportant une signature gastronomique forte à ce projet déjà chargé de symbolique.
Avec cette réouverture, Fès renforce sa position sur le segment du tourisme culturel haut de gamme. Dans un Maroc où les ouvertures hôtelières de 2026 dessinent une carte particulièrement riche, le Palais Jamaï incarne une approche différente : celle d’un luxe enraciné dans l պատմoire, où l’expérience passe autant par le lieu que par le service.