Lumières sur Marrakech : le cinéma international en majesté

by La Rédaction

Le rideau s’est levé ce 28 novembre 2025 sur la 22e édition du Festival international du film de Marrakech, et déjà l’atmosphère de la ville ocre vibre d’un mélange unique de glamour, d’engagement artistique et de chaleur humaine. Jusqu’au 6 décembre, la cité impériale devient une scène mondiale où se croisent grands noms du cinéma, talents émergents et cinéphiles passionnés, tous unis sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Dès l’ouverture, le festival rend hommage à l’élégance du 7e art en célébrant quatre figures majeures. L’acteur égyptien Hussein Fahmi a été honoré en ce premier soir pour sa contribution au cinéma arabe, notamment à travers des classiques comme Khally Ballak Men ZouZou. Le lendemain, c’est Jodie Foster qui a reçu l’Étoile d’or avant la projection du film Vie Privée de Rebecca Zlotowski, dans lequel elle tient un rôle principal. Suivront les hommages à Raouya, icône du cinéma marocain, et à Guillermo del Toro, maître du fantastique, dont le Frankenstein revisité sera dévoilé lors d’une projection attendue le 5 décembre.

   

Côté programmation, Marrakech ne déçoit pas. La sélection en compétition met en lumière quatorze premiers ou deuxièmes longs-métrages internationaux, véritables promesses d’un cinéma de demain plus audacieux. Parmi eux, Aisha Can’t Fly Away de Morad Mostafa (Égypte), Amoeba de Siyou Tan (Singapour) ou encore My Father and Qaddafi de Jihan K. (Libye/États-Unis) dépeignent un monde en mutation à travers des récits puissants et incarnés.

Mais le festival, fidèle à sa vocation de plateforme inclusive, va bien au-delà de la compétition. La section Horizons élargit la focale en proposant des œuvres comme Nouvelle Vague de Richard Linklater ou It Was Just an Accident de Jafar Panahi, entre fiction engagée et envolées poétiques. Le “11e Continent” explore quant à lui des territoires cinématographiques audacieux, offrant un dialogue inédit entre créations contemporaines et chefs-d’œuvre restaurés du cinéma arabe et africain.

Mention spéciale également aux “Conversations”, tenues au théâtre Meydene, où se sont succédé des échanges intimes et éclairants avec des figures comme Bong Joon Ho, Laurence Fishburne, Nadine Labaki ou encore Karan Johar. Des moments privilégiés où le cinéma se pense autant qu’il se montre, entre anecdotes savoureuses et réflexions de fond sur l’industrie et ses mutations.

Dans cette édition 2025, le Festival de Marrakech confirme plus que jamais son statut de carrefour culturel incontournable. Un lieu où les frontières s’effacent, où les récits se croisent, et où la passion du cinéma embrase toute une ville.

   

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