Quand France 3 se penche sur la fabrique du succès du football marocain

by La Rédaction

À quelques années de la Coupe du monde 2030, le football marocain continue d’attirer les regards au-delà des frontières du Royaume. Le 15 septembre 2026, France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur a publié un reportage de « Méditerranéo » consacré à « l’engouement autour du football » au Maroc et à la transformation opérée ces dernières années. Une reconnaissance médiatique intéressante : derrière les performances des Lions de l’Atlas, le sujet français choisit surtout de regarder ce qui se construit en amont, du côté des infrastructures et de la préparation.

Au cœur de cette mécanique se trouve notamment le Complexe Mohammed VI de Football à Maâmora, près de Rabat. Inauguré en décembre 2019 après la rénovation et la reconstruction de l’ancien Centre national de football, le site s’étend sur 29,3 hectares et a nécessité un investissement de 630 millions de dirhams. Il rassemble quatre terrains en gazon naturel, trois synthétiques, un terrain couvert, un autre hybride, mais aussi des hébergements pour les différentes sélections, une piscine olympique, des installations de récupération et un Centre de médecine du sport et de la performance. Autrement dit, bien davantage qu’un simple centre d’entraînement : un écosystème pensé pour permettre aux sélections de travailler au même endroit et dans la durée.

   

Ce regard venu de France intervient surtout après une séquence qui a changé la perception internationale du football marocain. Depuis le parcours historique des Lions de l’Atlas jusqu’en demi-finale du Mondial 2022, le Royaume a installé son football dans une nouvelle dimension. Le reportage de « Méditerranéo » remet ainsi en perspective une réussite sportive qui ne repose pas uniquement sur une génération de joueurs, mais sur un travail d’infrastructures et de structuration engagé bien avant les grands résultats. Le Complexe Mohammed VI lui-même s’inscrit dans un programme national plus large de mise à niveau des infrastructures et de renforcement de la formation.

Et l’horizon donne désormais une tout autre portée à cette stratégie. En 2030, le Maroc accueillera avec l’Espagne et le Portugal la Coupe du monde. À mesure que l’échéance approche, l’attention internationale ne se porte donc plus seulement sur les exploits d’une sélection, mais sur la manière dont le pays a construit son ascension footballistique. C’est peut-être là le principal intérêt de ce reportage français : regarder derrière les résultats et montrer que, dans le football aussi, les victoires visibles commencent souvent par des investissements beaucoup moins visibles.

   

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