La Formule 1 regarde de nouveau vers l’Afrique… et le Maroc reste dans le paysage

by La Rédaction

Cela fait maintenant plus de trente ans que la Formule 1 n’a plus posé ses roues sur le continent africain. Depuis le dernier Grand Prix disputé à Kyalami en Afrique du Sud en 1993, l’Afrique reste la grande absente d’un calendrier devenu pourtant toujours plus mondial. Aujourd’hui, alors que plusieurs pays multiplient les candidatures pour accueillir une future manche du championnat, le sujet revient avec insistance dans les paddocks comme dans les discussions stratégiques de la F1.

L’Afrique du Sud apparaît actuellement comme le dossier le plus avancé, avec le circuit de Kyalami qui travaille depuis plusieurs mois sur un vaste projet de modernisation afin de répondre aux standards imposés par la FIA. Le Rwanda s’est également positionné avec ambition autour d’un projet porté par Kigali, symbole d’une Afrique qui veut désormais jouer un rôle plus visible dans les grands événements sportifs internationaux.

   

Dans ce contexte, le Maroc continue lui aussi d’être évoqué parmi les pays susceptibles d’entrer dans la conversation. Aucun projet officiel n’a été confirmé à ce stade, mais plusieurs observateurs spécialisés rappellent régulièrement le potentiel stratégique du Royaume pour accueillir un événement de cette ampleur. Sa proximité avec l’Europe, ses infrastructures modernes et son expérience dans l’organisation de grands rendez-vous internationaux alimentent naturellement les spéculations autour d’un éventuel futur Grand Prix marocain.

Les discussions évoquent notamment la région nord du Royaume, à proximité de Tanger, comme une zone capable d’accueillir un projet d’envergure internationale. Une perspective qui nourrit déjà l’imaginaire des passionnés marocains de sport automobile, même si le dossier reste encore très discret et loin d’une officialisation. Car la concurrence est féroce : entre la Thaïlande, l’Argentine, la Corée du Sud ou encore le retour espéré de certains circuits européens, les places disponibles dans un calendrier actuellement limité à 24 courses — et qui pourrait peut-être passer à 25 à partir de 2029 — sont devenues extrêmement rares.

Mais au-delà des candidatures, le simple retour de l’Afrique dans les priorités de la Formule 1 marque déjà un tournant symbolique. Longtemps absente des grandes stratégies du championnat, la région redevient aujourd’hui un territoire convoité, autant pour son potentiel économique que pour l’enthousiasme grandissant de son public.

Et forcément, au Maroc, l’idée d’entendre un jour rugir les monoplaces de F1 à quelques kilomètres du détroit de Gibraltar suffit déjà à faire accélérer l’imagination des fans.

   

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