Hier soir, sous les dorures feutrées du Théâtre national Mohammed V à Rabat, le temps semblait suspendu. Non pas pour une simple cérémonie, mais pour une déclaration d’intention. Celle de replacer la reconnaissance, la mémoire et la transmission au cœur du récit collectif. Avec la première édition de “Tiqqa d’Or”, la plateforme Tiqqa a donné corps à une idée simple et puissante : célébrer celles et ceux dont les parcours façonnent, souvent dans la discrétion, le visage du Maroc contemporain.
Dans une atmosphère à la fois élégante et profondément humaine, l’événement a rendu hommage à des figures issues d’horizons multiples, dont les trajectoires racontent autant d’histoires de persévérance, d’engagement et de générosité. Arts, sciences, entrepreneuriat, monde rural, sport ou encore médias… chaque distinction est venue souligner une contribution singulière, mais toujours reliée à un même fil conducteur : celui de l’impact durable. De Mohamed El Jem à Abdelwahab Doukkali, en passant par Rajae Cherkaoui El Moursli ou Aziz Boudarbala, c’est une mosaïque de talents et d’expériences qui s’est dessinée, incarnant une richesse souvent intangible mais essentielle.
Mais derrière l’émotion palpable et les applaudissements nourris, se jouait également un moment structurant. La signature du partenariat stratégique entre Tiqqa et le Crédit Agricole du Maroc est venue ancrer cette initiative dans une vision de long terme. Déjà portée par une ambition sociale forte, Tiqqa – pensée comme une plateforme de services complète dédiée aux seniors – franchit ici une nouvelle étape, en s’adossant à une institution majeure pour déployer à grande échelle des solutions concrètes, adaptées aux mutations démographiques du pays .
Ce croisement entre célébration symbolique et engagement opérationnel donne à “Tiqqa d’Or” une portée particulière. Loin d’un simple événement, il s’inscrit dans une dynamique plus large, celle d’un Maroc qui regarde vers l’avenir sans jamais tourner le dos à son capital humain. À travers cette initiative, c’est toute une génération – celle de l’expérience, du savoir et de la transmission – qui retrouve une visibilité et une légitimité nouvelles dans l’espace public.
Les prises de parole ont d’ailleurs résonné comme autant de manifestes. Tarik Hajji, cofondateur de Tiqqa, a rappelé que célébrer ces parcours revenait à honorer les fondations mêmes de toute construction sociétale. De son côté, Mohamed Fikrat a souligné l’importance de reconnaître celles et ceux qui, par leur engagement et leur sens du partage, ont contribué à bâtir et à faire évoluer les institutions. Une manière de rappeler que la performance ne se mesure pas uniquement en chiffres, mais aussi en héritage humain.
En filigrane, “Tiqqa d’Or” esquisse ainsi une nouvelle grammaire de la reconnaissance. Plus inclusive, plus sensible, mais aussi plus exigeante. Car célébrer l’excellence, ici, ne relève pas du spectaculaire, mais du sens. Et dans un monde en quête de repères durables, cette célébration de la confiance – tiqqa – apparaît presque comme une nécessité.




























