Maroc–Sénégal : les Lions tiennent leur couronne !

by La Rédaction

Le football, parfois, ne se joue pas. Il se tranche. Et cette finale de CAN 2025 restera comme une affaire réglée au marteau plus qu’au pied. Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football a figé le destin : forfait du Sénégal, 3-0 pour le Maroc. Rideau. Sans appel au tableau d’affichage, mais avec une portée qui dépasse largement les 90 minutes.

Dans ce bras de fer, la Fédération Royale Marocaine de Football a joué une autre partition. Moins spectaculaire, plus chirurgicale. L’appel introduit par Rabat a renversé la première lecture disciplinaire, en s’appuyant sur les articles 82 et 84 du règlement. Le genre de victoire qui ne se célèbre pas sur une frappe en lucarne, mais dans la précision d’un dossier maîtrisé. Le Maroc n’a pas seulement défendu ses couleurs, il a défendu sa cause.

   

En face, le Sénégal disparaît du scénario final comme aspiré hors du terrain. Rarement une finale n’aura laissé une telle impression d’inachevé. Le football africain, habitué aux émotions brutes, se retrouve confronté à une réalité plus froide : celle d’un jeu où la règle peut, à elle seule, redessiner l’histoire. Et cette histoire-là, elle ne fera pas l’unanimité.

Au milieu des secousses, le cas Ismaël Saibari vient ajouter une nuance à ce tableau tendu. Coupable, oui. Lourdement sanctionné, non. Deux matchs, dont un avec sursis, et une amende effacée. Comme un équilibre recherché entre fermeté et mesure. Dans le même temps, la FRMF voit certaines sanctions allégées, d’autres maintenues — preuve que cette finale a flirté en permanence avec la ligne rouge.

Reste une image, presque paradoxale : un Maroc sacré sans explosion de joie, mais avec la sensation d’avoir tenu bon dans une tempête invisible. Ce n’est pas la victoire la plus flamboyante. C’est peut-être l’une des plus marquantes. Parce qu’elle raconte autre chose : un football où gagner, parfois, c’est aussi ne rien lâcher en dehors du terrain.

   

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