Les étoiles du Fashion Trust Arabia 2025 brillent, et deux d’entre elles viennent du Maroc

by La Rédaction

Dans la douceur crépusculaire de Doha, un 22 novembre 2025 baigné de rumeurs et d’éclats a vu le Fashion Trust Arabia 2025 dérouler son tapis d’influences et de promesses, révélant une cuvée de créateurs dont la singularité raconte beaucoup plus qu’un simple palmarès. Cette édition, l’une des plus attendues sur la scène MENA, a réuni un panel de styles, de visions et de nationalités qui donnent à la mode régionale un souffle réellement cosmopolite. Les sept lauréats, soigneusement sélectionnés, incarnent autant de trajectoires que de façons d’imaginer l’avenir du vêtement, de l’accessoire ou de la technologie créative.

Le défilé des récompenses a célébré d’abord Youssef Drissi, figure montante du prêt-à-porter, qui, avec sa marque Late For Work, a prouvé qu’une allure peut être à la fois affûtée et narrative. Le designer marocain n’a pas seulement remporté une prime : il a été primé pour une vision qui conjugue rigueur, esprit contemporain et sens du détail. Plus tard dans la soirée, un autre nom venu du Royaume est monté sur scène : Leila Roukni, fondatrice de Talel, dont le travail a su décrocher la récompense dans la catégorie Accessoires. Deux créateurs marocains honorés la même année au FTA : une conjonction rare qui donne à cette édition une saveur particulière pour les observateurs et passionnés marocains.

   

Autour d’eux, d’autres univers ont dessiné les contours d’un palmarès riche en nuances. Ziyad Albuainain, originaire d’Arabie saoudite, a été distingué pour ses silhouettes de soirée, tout en architecture fluide et en élégance assumée. Farah Radwan, venue d’Égypte, a séduit le jury avec son approche joaillière, mêlant finesse des matières et préciosité discrète. Dans la catégorie Franca Sozzani Debut Talent, c’est la Bahreïnie Alaa Alaradi qui s’est démarquée, tandis que Fatema et Dalal Alkhaja, également du Bahreïn, ont dominé la catégorie Fashion Tech grâce à une proposition où innovation et fonctionnalité se répondent harmonieusement. Enfin, le créateur invité Kartik Kumra, représentant l’Inde, a complété ce tableau avec une approche textile portant les marques d’un artisanat mûri et authentique.

Cette mosaïque de lauréats raconte un événement qui ne se limite jamais à la remise de prix : le FTA apparaît plutôt comme un baromètre, une chambre d’écho de la mode actuelle et de ses directions futures. À Doha, les cultures et les visions se sont croisées, sans hiérarchie mais avec une même ambition : démontrer que la région MENA – et ses invités – ne suivent plus les tendances, ils les créent. Dans ce contexte, la présence marquée du Maroc sonne comme une évidence. Ni emphase ni chauvinisme : simplement la confirmation que les créateurs marocains, de plus en plus visibles, ont trouvé leur place dans une conversation créative internationale.

À la fin, ce qui demeure n’est pas seulement un palmarès, mais l’assurance que la mode régionale gagne en maturité, en pluralité, en audace. Et que parmi les voix qui comptent, celles venues du Maroc résonnent aujourd’hui avec une intensité renouvelée.

   

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