Le Maroc et le Mondial : au-delà des superlatifs, de fortes symboliques !

by La Rédaction

Lorsqu’on ferme les yeux et repense aux Lions de l’Atlas, dont faut-il le rappeler tout le mérite de ce surnom revient à Monsieur Kamal Lahlou à la radio en 1968, nous voyons certes défiler les parades de Bono, la maîtrise d’Amrabat, la danse de Hakimi, et les accélérations de Ziyech, mais toute une série de leçons et valeurs subliminales sont également clairement positionnées sous nos paupières.

Tout d’abord, cette équipe est pour l’essentiel composée de jeunes hommes nés dans la misère et ayant eu une enfance difficile qui, pour assurer un meilleur avenir à leurs familles tout en échappant à la délinquance, ont eu le courage de travailler durement pour se hisser au niveau. Comme quoi, quand on veut, on peut, et le travail finit toujours par payer.

Aussi, y a-t-il lieu de relever ce concept fort qui revient assez souvent dans les déclarations du meneur Regragui : Rdat El Oualdin. Ces images bouleversantes d’hommes qui à la fin des matchs accourent vers leurs mères (en djellaba et foulard traditionnels) assisent dans les gradins pour leur baiser la main et la tête, resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Des embrassades signes de reconnaissance envers ces parents qui les ont toujours portés, mais aussi de reconnaissance envers ces mamans qui leur ont inculqué l’importance de l’attachement aux sources et l’importance du sacrifice pour le pays d’origine. À ce propos, 13 joueurs de l’effectif marocain sont formés en Europe.

Par ailleurs, on ne peut passer sous silence cette phrase du coach désormais sur toutes les langues des marocains : Dirou Enniya, autrement dit, ayez la foi. Il faut croire en soi, croire en ceux qui nous portent et nous encadrent, croire que tout est possible avec humilité bien sûr, tout en se détachant de cette attitude victimaire et défaitiste. Et le résultat est là : la foi déplace bien des montagnes !

Autre trait caractéristique de cette belle aventure est la communion. L’alliance d’une équipe, d’un peuple et d’un Roi qui résonnent tous à l’unisson, fait sans doute la force. Et notre devise Allah, Al Watan, Al Malik, prend donc dans ce contexte tout son sens !

Bon, maintenant, ouvrons les yeux. Peu importe l’issue du prochain match, l’exploit historique est déjà là. Et nous serons encore plus gagnants si toutes ces notions seront suffisamment entendues par tous, particulièrement par notre jeune génération qui n’a vraiment jamais vécu cette très forte ferveur populaire, 36 ans après l’épopée des Timoumi, Zaki et autres soldats du foot marocain au Mexique en 1986. Une génération qui avait tant besoin d’un électrochoc de ce genre.

Il s’agit donc là d’autant de bonnes vibrations qui arrivent à pic, après trois dures années économiques et sociales, et que le foot, plus que jamais opium des peuples, nous sert efficacement devant les buts !

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