Du tarmac à la cabine, Yassine Elalouani ou l’itinéraire d’un rêve marocain

by La Rédaction

Il y a des trajectoires qui parlent d’ascension sociale, et d’autres qui racontent une élévation au sens propre du terme. À seulement 25 ans, Yassine Elalouani incarne cette génération marocaine qui transforme ses ambitions en plans de vol. Repéré par la plateforme Global Avgeeks, dédiée aux professionnels de l’aviation, le jeune pilote revendique un parcours fait de patience, de discipline et d’une détermination sans faille.

Originaire du Maroc, il se passionne très tôt pour l’aviation. Pourtant, son accès au cockpit ne se fait pas en ligne droite. Après le lycée, il choisit de se former à la Cyprus Civil Aviation Academy, où il pose les bases théoriques et pratiques de sa carrière. Il y décroche sa licence de pilote professionnel, au terme d’un apprentissage exigeant, tant sur le plan mental que physique. Rigueur, sens des responsabilités et précision deviennent alors ses maîtres-mots, des qualités indispensables dans un univers où chaque décision compte.

   

Mais ce qui distingue véritablement son parcours, c’est le détour par la cabine. Avant de prendre les commandes, Yassine Elalouani exerce pendant trois ans comme membre d’équipage commercial. Une expérience fondatrice. Elle lui permet de comprendre l’aviation sous un autre angle, celui du service, de la coordination et surtout de la sécurité des passagers. Ce passage par l’arrière de l’appareil affine son regard sur le travail d’équipe et renforce son ambition de rejoindre un jour le cockpit.

Spécialisé sur le Boeing 737, l’un des avions commerciaux les plus exploités au monde, il franchit un cap symbolique lors de son premier vol sur cet appareil, le 1er décembre 2025. Un moment charnière, qu’il décrit comme l’aboutissement d’un rêve longtemps mûri. Aux commandes, la fierté se mêle à la conscience aiguë des responsabilités. Car piloter ne se résume pas à manier un manche : c’est incarner la confiance de centaines de passagers, gérer l’imprévu et rester maître de ses décisions à 10 000 mètres d’altitude.

À ceux qui aspirent à suivre la même voie, le jeune pilote adresse un message limpide : devenir commandant de bord ne tient pas seulement à la technique. Il s’agit d’adopter un état d’esprit, de cultiver la discipline et de s’engager dans une quête permanente d’excellence. Dans un secteur aussi compétitif que l’aérien, la résilience fait souvent la différence entre le rêve et la réalité.

À travers son parcours, Yassine Elalouani rappelle que l’aviation n’est pas seulement une affaire de machines et de technologies de pointe. Elle repose avant tout sur des femmes et des hommes capables de transformer une fascination d’enfance en vocation accomplie. Et parfois, pour atteindre le cockpit, il faut d’abord apprendre à servir en cabine.

   

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