On pensait la saga remisée dans un coffre-fort depuis longtemps. Mais à Hollywood, tout peut resservir, surtout quand il s’agit d’un casting cinq étoiles. Dix-huit ans après Ocean’s 13, George Clooney vient d’annoncer officiellement le retour de l’équipe de Danny Ocean pour un quatorzième casse sur grand écran. Et cette fois, c’est du sérieux : Warner Bros. a validé le budget, le scénario est jugé « super », et le tournage pourrait démarrer dans « neuf ou dix mois », selon les déclarations de Clooney à E! News relayées par People et Entertainment Weekly.
Autour de la table de jeu, aucun absent à déplorer. Brad Pitt, Matt Damon, Don Cheadle et Julia Roberts rempilent pour un nouveau tour de piste, avec la complicité retrouvée de leur ami George. Clooney assure que le lien entre les membres du casting n’a jamais été rompu : « J’ai dîné avec Julia hier soir. Ils sont tous restés des amis très chers. Cela va donc être très fun de pouvoir retravailler ensemble. » Une camaraderie qui, à l’écran, avait toujours fait partie du charme et du rythme effréné de la trilogie originale.
Le projet sera confié à David Leitch, réalisateur à la signature énergique (on lui doit Bullet Train ou encore The Fall Guy), qui pourrait insuffler un souffle nouveau à cette franchise emblématique. Reste à savoir quel casse attend nos braqueurs de haut vol cette fois-ci, même si Clooney se garde bien de révéler la moindre miette du scénario. L’idée d’une sortie en 2027 est déjà évoquée, coïncidant avec le vingtième anniversaire de Ocean’s 13 — une manière élégante de boucler la boucle ou de rouvrir le jeu.
Mais cette annonce a aussi ses effets collatéraux. Parmi les victimes indirectes : Margot Robbie. L’actrice devait incarner la protagoniste d’un prequel de l’univers Ocean’s aux côtés de Ryan Gosling. Un projet qui semble désormais relégué au second plan, voire totalement compromis. Après le naufrage d’un autre spin-off potentiel sur Pirates des Caraïbes, c’est un deuxième revers de taille pour la star de Barbie.
Le retour de Ocean’s 14 est donc tout à la fois une célébration nostalgique, un pari économique et une manœuvre stratégique. Hollywood, en manque d’icônes nouvelles capables d’assurer à la fois glamour, humour et box-office, remet sa mise sur une bande qui a déjà fait ses preuves. Reste à espérer que le film, lui, ne joue pas trop sur l’effet miroir d’un succès passé, au risque de braquer les attentes du public.