L’information a fait l’effet d’une déflagration dans les cercles royaux britanniques. Le prince Andrew aurait été interpellé au domaine de Sandringham, où il réside à Wood Farm, le jour même de son 66e anniversaire. Une scène inhabituelle dans ce décor feutré du Norfolk, davantage associé aux retraites familiales des Windsor qu’aux interventions policières.
D’après les éléments rapportés, les faits se seraient déroulés peu après 8 heures du matin. Plusieurs agents en civil, arrivés à bord de véhicules banalisés, auraient investi les lieux avec méthode. Un détail a particulièrement retenu l’attention : la présence d’un ordinateur portable de la police, laissant supposer une opération préparée en amont. Tandis qu’un véhicule empruntait l’allée principale, d’autres seraient passés par l’arrière de la propriété, située à Wolferton, comme pour éviter toute agitation inutile. Une trentaine de minutes plus tard, les voitures quittaient discrètement les lieux.
Cette intervention s’inscrirait dans un contexte judiciaire toujours sensible autour des dossiers liés à Jeffrey Epstein. Depuis plusieurs années, le nom d’Andrew Mountbatten-Windsor est associé à cette affaire qui a profondément terni son image publique. Déchu de ses fonctions royales officielles en 2019, puis privé de ses titres militaires et patronages en 2022, le duc d’York vit depuis en retrait de la vie publique. En 2022, il avait par ailleurs conclu un accord financier à l’amiable avec Virginia Giuffre dans le cadre d’une procédure civile aux États-Unis, sans reconnaissance de culpabilité.
Reste que l’éventuelle interpellation évoquée par la presse, si elle était confirmée par les autorités britanniques, marquerait un tournant supplémentaire dans un dossier déjà lourd de conséquences pour la monarchie. À ce stade, aucune communication officielle de Buckingham Palace n’est venue confirmer ou détailler les faits. Dans un climat où chaque mouvement de la famille royale est scruté, l’ironie du calendrier – un anniversaire célébré sous l’ombre d’une affaire judiciaire – ne manquera pas d’alimenter les commentaires.
Au-delà du tumulte médiatique, cette séquence rappelle combien les remous judiciaires peuvent fragiliser une institution séculaire, à l’heure où la monarchie britannique tente de consolider son image sous le règne de Charles III. Une affaire de plus qui, qu’elle soit confirmée ou démentie, souligne la délicate équation entre héritage royal et exigences contemporaines de transparence.