Michael, le pari fou d’Antoine Fuqua pour ressusciter une légende

by La Rédaction

Il y a des icônes qui ne meurent jamais, et puis il y a Michael Jackson. Avec Michael, attendu en salles et en IMAX le 24 avril 2026, le réalisateur Antoine Fuqua s’attaque à l’un des mythes les plus vertigineux de la culture pop. Un défi artistique et médiatique à la hauteur du “King of Pop”, dont l’ombre plane toujours sur l’industrie musicale, près de deux décennies après sa disparition.

Le premier aperçu dévoilé par Lionsgate donne le ton : esthétique léchée, lumières de scène ciselées, silhouettes reconnaissables entre mille. Au centre du projet, Jaafar Jackson, neveu de la star, incarne son oncle avec une troublante ressemblance. Le choix n’a rien d’anodin. Au-delà du mimétisme physique, c’est toute une mémoire familiale qui s’invite à l’écran. À ses côtés, un casting solide porté notamment par Nia Long, Laura Harrier, Miles Teller ou encore Colman Domingo vient étoffer un récit qui promet de naviguer entre ascension fulgurante et zones d’ombre.

   

À la mise en scène, Antoine Fuqua, connu pour son sens du rythme et de la tension dramatique, semble vouloir conjuguer spectacle et intimité. Le pari est audacieux : comment condenser une carrière qui a redéfini les codes du clip, du concert et de la pop mondiale ? De Thriller à ses tournées planétaires, Michael Jackson n’était pas seulement un artiste, mais un phénomène culturel total. Le film devra ainsi jongler entre l’hommage au génie musical et la complexité d’un destin hors norme.

Produit par Graham King, déjà derrière le succès planétaire de Bohemian Rhapsody, Michael s’inscrit dans la lignée des biopics musicaux à grand spectacle. Mais ici, l’enjeu est encore plus sensible. Il ne s’agit pas seulement de retracer une carrière, mais de revisiter une figure qui divise autant qu’elle fascine. Le public, lui, attend une immersion à la hauteur de la légende : vibrante, spectaculaire, mais aussi nuancée.

À l’heure où les biopics dominent le box-office, Michael pourrait bien devenir l’un des événements cinématographiques majeurs de 2026. Reste à savoir si la magie opérera à nouveau. Une chose est sûre : la planète pop retient déjà son souffle.

   

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