À chaque Coupe d’Afrique des nations, le football déborde largement du rectangle vert. La CAN 2025 ne fait pas exception et, dès les huitièmes de finale, les tribunes se sont transformées en une véritable scène où l’imaginaire, la tradition et l’exubérance vestimentaire rivalisent avec le spectacle du jeu. À Rabat, Marrakech ou Agadir, les supporters ont rappelé que la passion africaine pour le football se vit aussi à travers les couleurs, les symboles et une créativité sans limites, donnant à la compétition une dimension presque carnavalesque.
Les images partagées par RFI, issues notamment de rencontres comme Sénégal–Soudan, Mali–Tunisie ou Maroc–Tanzanie, témoignent de cette ferveur visuelle. Visages intégralement peints aux couleurs nationales, coiffes monumentales faites de coquillages, de plumes ou de perles, uniformes revisités façon militaire ou tenues inspirées des traditions locales : chaque détail raconte une histoire. Pour certains supporters, l’habit devient manifeste, un moyen d’affirmer une identité, de célébrer un héritage culturel ou de rendre hommage à un pays tout entier, bien au-delà du simple résultat sportif.
Ce qui frappe surtout, c’est l’énergie collective qui se dégage de ces looks. Dans les tribunes, les supporters camerounais drapés de larges boubous brodés côtoient des fans burkinabè masqués aux couleurs vert, rouge et jaune, pendant que les Ivoiriens rivalisent d’élégance et d’originalité dans des costumes entièrement ornés de perles. La CAN agit alors comme un miroir de l’Afrique contemporaine : multiple, fière de ses racines et résolument tournée vers la fête. Chaque tenue devient un message silencieux, un cri visuel d’appartenance et de passion.
Au fil des matches, une certitude s’impose : la Coupe d’Afrique des nations 2025 ne se joue pas uniquement sur la pelouse. Elle se vit dans les gradins, là où les supporters, véritables artistes de l’instant, imposent leur style et inscrivent leurs silhouettes dans la mémoire collective du tournoi. Dans quelques années, on se souviendra peut-être des scores et des trophées, mais aussi de ces visages peints, de ces costumes audacieux et de cette élégance populaire qui fait de la CAN un événement unique au monde.