Rabat, capitale culturelle du Royaume, conjugue lumière, patrimoine et ouverture comme aucune autre ville marocaine. Sur ses avenues Art déco, dans ses musées, ses parcs et ses galeries, souffle une élégance douce, équilibrée, tournée vers le monde. Ville lumière, ville apaisée, Rabat offre un quotidien feutré où histoire et modernité dialoguent. Et quand le football triomphe, sa nuit s’embrase d’une ferveur contagieuse, révélant une autre facette de son caractère : joyeuse, vibrante, incroyablement collective.


Matin : Rabat s’éveille dans sa douceur culturelle
Un matchday à Rabat commence au rythme calme qui caractérise la capitale : un petit-déjeuner dans un café du centre, puis une balade au cœur du quartier Art déco, où les façades des années trente dessinent une harmonie rare. Les rues se remplissent doucement de lecteurs, d’étudiants, de familles.
On poursuit vers la kasbah des Oudayas : ses ruelles bleues, son panorama sur l’estuaire du Bouregreg, le murmure des vagues et le parfum du thé à la menthe composent un tableau suspendu. Rabat revendique ici son identité de ville lumière, de ville-poésie, où les matinées s’offrent comme une mise en bouche culturelle.
Avant-match : entre histoire, contemplation et appétit tranquille
À quelques pas, l’esplanade de la Tour Hassan offre un autre regard sur la ville : celui d’un Rabat monumental, héritier d’un passé impérial et spirituel. Le Mausolée Mohammed V, chef-d’œuvre d’architecture marocaine, rappelle la force de la mémoire nationale. Avant de rejoindre le stade, on s’accorde une pause gourmande : une crêpe, une galette ou une douceur partagée, puis une flânerie dans une librairie, un concept-store ou un marché artisanal pour découvrir textiles, poteries, bijoux ou pièces de design marocain. Rabat est une ville qui prend son temps, mais qui sait aussi partager son enthousiasme.
Autre lieu incontournable, un peu excentré : le Musée du football, qui raconte la fabuleuse histoire du foot marocain, riche de plus d’un siècle, et rend hommage à ses champions : une visite qui ravira petits et grands.
Au stade : la capitale s’enflamme
Quatre stades rbatis accueilleront la CAN, mais le plus emblématique reste le Complexe Prince Moulay Abdellah. À sept kilomètres du centre-ville, cette véritable cité sportive entourée de verdure s’impose par sa nouvelle silhouette aérienne. Inauguré en 1983 et entièrement repensé pour la CAN 2025, il offre désormais plus de 68 000 places.
Les soirs de match, l’ambiance contraste avec la douceur rbatie du jour : chants, applaudissements, vagues humaines, supporters venus de toute la région. Rabat devient alors un amplificateur d’émotions. Sous les projecteurs, le stade vibre, les drapeaux ondulent, les cris résonnent, et la capitale culturelle du Maroc se transforme en capitale de la ferveur. C’est une autre Rabat : intense, unie, magnétique.


Après-match : nuits feutrées et lendemains inspirants
Après le match, la ville retrouve son tempo calme et accueillant. Certains prolongent la soirée sur la corniche, autour d’assiettes à partager, de sons doux ou de discussions interminables. D’autres choisissent une terrasse animée à la Marina ou un bar en hauteur pour contempler la ville depuis Salé, sa jumelle maritime.
Le lendemain, Rabat invite à la contemplation : visite du Chellah où nature et ruines racontent mille ans d’histoire, flânerie dans un jardin, découverte d’un musée ou d’une galerie contemporaine, sans oublier sa ville jumelle, Salé, située de l’autre côté du Bouregreg, un autre musée à ciel ouvert, une autre chapitre de l’histoire du Maroc à feuilleter.
